Le point de vue new-yorkais sur le commerce de détail canadien

Salut les New-Yorkais ! Vous savez qu'on cherche toujours à suivre l'effervescence de la ville. Mais parfois, on doit jeter un œil par-dessus la frontière nord pour voir comment vont nos amis canadiens. Spoiler : C'est un peu mitigé, hein ?

L'essentiel du commerce de détail

Commençons par le détail. En août, les ventes au détail au Canada ont connu une forte hausse grâce à ces sympathiques concessionnaires de voitures neuves et d'occasion. Selon Shelly Kaushik de la Banque de MontréalLes chiffres de vente semblaient initialement prometteurs. Mais, bien sûr, les chiffres peuvent être trompeurs. Les dépenses de consommation n'ont pas vraiment enflammé le monde, restant à la traîne par rapport à la croissance démographique, tel un taxi paresseux coincé dans les embouteillages.

Le récit principal : la tristesse et le vroom

Le marché du commerce de détail canadien a connu un véritable bouleversement, certains secteurs progressant à un rythme soutenu, d'autres traînant les pieds. Grâce à une forte hausse de 4.3 % des ventes de voitures neuves, les concessionnaires automobiles ont amélioré leurs statistiques. Les voitures d'occasion ont admirablement maintenu le rythme avec une hausse de 2.1 % ; il semble que nos voisins s'intéressent de plus en plus aux véhicules d'occasion.

Mais n'ouvrez pas votre champagne tout de suite. Les stations-service ont un prix à plat, en baisse de 2.7 %. Si vous prévoyez un road trip au Québec pour acheter du sirop d'érable, les prix à la pompe ne vous ruineront pas, mais pourraient donner un air luxueux à une Pop-Tart.

Voici une brève analyse de la relation amour-haine d'August avec les ventes :

Secteur de la distribution % de variation des ventes
Véhicules à moteur et pièces détachées + 3.5%
Stations essence -2.7%
Industrie des produits alimentaires et des boissons -1.5%
Meubles, appareils électroniques et électroménagers -1.4%

Qui a été lésé ?

Revenons maintenant aux épiceries. Leurs ventes ont chuté de 1.9 %. Si vous cherchiez de la roquette fraîche, vous auriez peut-être opté pour des épinards fanés ; les supérettes n'ont enregistré qu'une légère baisse de 0.6 % dans leur propre niche.

Du côté des meubles et de l'électronique, le blues n'a pas échappé non plus à la déprime. Une baisse de 1.4 % suggère que les Canadiens ne sont pas en proie à une frénésie de rénovations. Et qui pourrait les blâmer ? Investir dans un canapé est difficile quand il faut penser à acheter des Pringles.

Banque du Canada : la grosse pomme de la semaine

La Banque du Canada a fait la une ce mois-ci, abaissant son taux directeur à 3.75 %, soit un demi-point de pourcentage de moins. C'est comme apercevoir un rat du métro qui saute sa course nocturne ; rare, mais fascinant. Si les dépenses des ménages et les investissements des entreprises ont connu un regain d'énergie, les ventes au détail hors automobiles ont été aussi faibles qu'un bagel new-yorkais laissé trop longtemps à la porte.

La route à suivre

Alors, que nous dit le vent ? Statistique Canada On pressent que les ventes au détail connaîtront une modeste hausse de 0.4 % en septembre. Cet optimisme s'accompagne naturellement d'une mise en garde : ces chiffres pourraient bien être révisés à la manière de Meghan Trainor.

Maria Solovieva, économiste à la Banque TD Tout n'est pas rose non plus, car les ventes au détail restent la plus mauvaise depuis l'arrivée du Wi-Fi dans le métro. Selon elle, cette baisse continue des dépenses de détail par habitant devrait inciter les Banque du Canada plus qu'un pigeon trop zélé lorgnant un bretzel mou.

Côté shopping, nos amis du Nord sont un peu dans une situation délicate. Pendant qu'ils resserrent leurs vestes en jean, nous les surveillerons de près, peut-être même tirerons-nous des leçons de leur résilience. En attendant, profitez-en pour faire vos achats et donnez un bon pourboire à votre barista !